Miracle Day - Escape to L.A.

Publié le 16 avril 2026 à 18:12

S04E04 – 29 Juillet 2011

C’est parti pour l’épisode Mission Impossible ! De manière générale tout d’abord, je dois dire que j’ai trouvé que c’était un épisode un peu too much et pas vraiment très « Torchwood » dans l’ADN bien que ça soit très sympathique à regarder. En fait, je n’ai rien contre l’épisode en soi (ou presque), c’est simplement qu’il se prend légèrement trop au sérieux et que l’âme de Torchwood aurait auparavant tenté des choses bien plus amusantes et sombres en même temps. Je retrouve là un problème similaire aux séquences d’avion dans l’épisode 2 me concernant.

Donc l’équipe se rend à Venice Beach en Californie sur les traces de Phicorp, les méchants pharmaceutiques (marrant comme en 14 ans, c’est toujours aussi valables comme antagonistes…). Premier petit souci pour moi : le QG qu’ils prennent, un appartement en location avec vue sur la mer, ne fait pas très Torchwood. Il va le devenir un peu plus petit à petit, mais globalement, je ne m’y projette pas totalement. Et en même temps, je ne vois pas pourquoi ils prendraient autre chose au fond, donc ce n’est pas une critique narrative, peut-être plus un choix de déco qui fait encore que je n’achète pas totalement cette nouvelle team comme étant Torchwood. Et c’est peut-être un peu l’objectif d’ailleurs.

 

Parce que dans les saisons précédentes par exemple, le fait que les personnages étaient parfois un peu indélicats ou carrément problématiques étaient inclus dans la narration. Ici, on a clairement beaucoup d’homophobie de la part de Rex et ça ne sert qu’à des blagues un peu nulles. C’est même gênant de voir que Jack est gêné et pas totalement amusé quand il essaye de rétorquer aux piques de Rex. Rien n’est vraiment fait pour attendrir ce personnage et quand c’est le cas, c’est vite remis à zéro par une nouvelle attaque de sa part. Et cet épisode ne fait pas exception.

 

Tandis que Jack et Gwen partent en infiltration chez Phicorp pour piquer des données dans un serveur, Esther se retrouve dans la camionnette avec Rex. Et il découvre qu’elle est allée voir sa sœur et l’a dénoncé aux services sociaux car elle barricadait ses enfants. Il la voit pleurer et il montre la capacité d’empathie d’un mur de granit. Il est vraiment difficilement supportable parce que sa soi-disant volonté de protéger tout le monde est quand même un peu gonflée quand lui-même prend plein de libertés, gueule tout le temps, utilise son téléphone pour flirter avec une médecin pour qui il a un respect très relatif, etc.

 

Esther en revanche monte de plus en plus dans la narration comme un personnage passionnant. Elle n’est pas du tout une resucée de Toshiko par exemple alors qu’au premier abord, c’est ce qu’on pourrait croire. Elle est la seule qui a finalement bien la réalité en face des yeux. Et en plus, elle a un sens aigu du style puisqu’elle change régulièrement de vêtements et a toujours la classe, ce qui est quand même inutile, mais nécessaire à la fois ! Alors que Gwen et Jack sont en danger et qu’Esther tente d’aider à distance, Rex ce sauveur, décide de courir 33 volées d’escaliers et…le choix de montage et de mise en scène est répétitif et un peu ridicule, alors que c’est évidemment un moment terrible. On comprend bien qu’il ne peut pas mourir, mais qu’il souffre et qu’il transpire, mais du coup, on sait qu’il va arriver à un moment et qu’on regarde juste un gars qui monte des escaliers, et c’est long.

 

Gwen et Jack se retrouvent face à un tueur et personnellement, le jeu de l’acteur m’a sorti totalement du truc. Ce que j’aimais dans cette scène, c’était la façon dont Jack et Gwen agissent en duo. Le fait que Gwen soit pieds nus pour faire cette mission parce qu’elle n’a pas le choix est un super détail qui pour moi se rapproche vraiment de l’ADN de Torchwood par exemple. Mais le tueur qui dit qu’il va les tuer, mais qui prend son temps et qui a un tic au visage…bof.

 

En parallèle, Oswald gagne la confiance du public en entrant dans un hôpital et en portant un enfant malade dans ses bras, quand son adversaire politique, elle, n’ose pas le faire. Encore un peu dommage : l’épisode décide que cette intrigue avec cette femme politique n’ira pas plus loin, alors qu’au fond, ça ne faisait que démarrer.

 

Par contre, mention spéciale à la séquence où Rex va voir son père qui l’envoie bouler. Les dialogues sont superbes, Rex montre un peu un autre visage (mais c’est succinct) et surtout, là, le scénario s’empare de la réalité d’une telle situation science-fictionnelle dans la vie des gens. C’est très fort d’utiliser le concept de la mort et de l’immortalité dans un contexte social très dur et violent où les gens ont déjà l’impression d’être mort ou de pourrir sur pattes depuis des années. J’ai trouvé l’interprète du père de Rex très juste et j’avais presque l’impression que cette scène n’avait rien à voir avec le reste de l’épisode esthétiquement.

 

La série continue à mettre des choses intéressantes en place et l’épisode suivant promet d’apporter des réponses. La fin se termine sur un cliffhanger très puissant pour Gwen et ça marche vraiment plutôt bien à ce niveau-là. C’était donc un épisode en demi-teinte qui offre quand-même de beaux moments de télévision !

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