Children of Earth - Day One

Publié le 16 avril 2026 à 17:59

S03E01 – 6 Juillet 2009

Cette saison mériterait une critique globale parce que c’est une seule et même histoire. La mise en scène est peu ou prou la même au fur et à mesure que ça avance, c’est-à-dire : incroyable. Tout est parfaitement pensé, rythmé, construit. C’est délirant à quel point le niveau de la série fait un step up improbable. Cette prise de risque de ne raconter qu’une histoire en cinq épisodes sauve totalement la série après la fin de la saison précédente. Comment revenir à la normale ? Impossible.

 

Et c’est là que je reprendrais donc mes propos au sujet de l’épisode Adrift, de la saison 2, qui préfigurait Children of Earth. C’est sombre, terriblement sombre et cette fois-ci c’est jusqu’au boutiste dans le meilleur sens du terme.

Cet épisode sera surnommé : des patates froides et le docteur mal fringué. Parce que lorsqu’une entité alien vient menacer le monde, le gouvernement ne trouve rien de mieux à faire que d’ordonner la destruction et la mort de Torchwood. Bravo, c’est vrai qu’ils n’ont jamais sauvé le monde des aliens, c’est malin comme tout. Alors Gwen et Rhys se retrouvent à fuir dans un camion de patates froides. Et qui est le fonctionnaire qui se retrouvent à ordonner leur mort ? John Frobisher, incarné par Peter Capaldi, avant qu’il ne devienne le docteur. Il a dû détester porter ce costume tout moche et mal taillé le pauvre.

 

Mais trêve de bavardages et allons sur de la critique. Tous les personnages sont incarnés à la perfection. Même Rhys qui exprime principalement une grosse dalle en cavale, parvient à tirer son épingle du jeu. Quant à Jack, Ianto, Gwen, Frobisher et tous les personnages tertiaires qui gravitent autour, c’est une réussite. Il y a notamment Lois Habiba, nouveau personnage, qui décide dès son premier jour au gouvernement de risquer la prison et la cour martiale probablement après être arrivée en retard : on ne peut pas faire plus rebelle, je respecte.

 

On découvre aussi deux personnages intéressants : une sorte de Black Widow, qu’on appellera Dark Widow, qui répond aux ordres du gouvernement en combi noire et qui est prête à tuer n’importe qui, et un vieux bizarre qu’on appellera Papi l’astuce, qui écoutait depuis des années les aliens méchants dans son placard du gouvernement. On reviendra à ceux-là plus tard. Ils en tiennent une couche.

 

Bref, les aliens utilisent les enfants pour communiquer : c’est très troublant, assez cruel, gênant au possible et la série n’hésite pas à y aller franco. S’ajoute à cela que la série décide de jouer dans le genre du film d’espionnage à la british et c’est un tour de force magistralement orchestré. Tout concorde à prendre des risques, les tenir, les exploiter, ne pas en avoir peur. Et c’est à nous spectateurs d’avoir peur, parce que le reste promet encore plus. Cette introduction est formidable, Torchwood est mort, Torchwood renaît avec des cicatrices indélébiles : bravo.

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