Exit Wounds

Publié le 16 avril 2026 à 17:57

S02E13 – 4 Avril 2008

Blessures de sortie ! C’est le moins qu’on puisse dire ! C’est parti pour le grand finale de la saison ! Et qui est de retour ? Spike ! Bon ok, John Hart pour les intimes. L’épisode aurait pu s’appeler Hart to Hart tant la relation entre Hart et Harkness est touchante, mais c’est une référence que les moins de 90 ans ne peuvent pas avoir. Comment je l’ai ? Please don’t ask.

 

La mue de Jack Harkness est complète : il est passé de sexodrome humain sexiste et nymphomane à grand romantique torturé au grand cœur en l’espace d’une saison. 

Ce n’est pas une critique négative au contraire. C’est un personnage qui a su évoluer progressivement et on s’y attache toujours plus. C’est plutôt génial d’avoir réussi à faire ça plutôt que d’avoir fait un personnage tout lisse dès le début.

 

La réalisation de cet épisode est convenue, mais elle tente quand-même des choses et c’est appréciable pour un final car ce n’est pas toujours évident à faire dans ce genre d’épisode. Les intrigues se rejoignent bien, c’est satisfaisant et le scénario est inventif. Seul bémol : ça va un peu vite par moments. Par exemple la « punition » que Jack reçoit n’est pas mise en scène avec assez de puissance pour qu’on en ressente les enjeux. Il ressort même de cette punition avec ses vêtements, juste un peu salis, ce qui n’a évidemment aucun sens pour ceux qui verront l’épisode, mais passons.

 

Du reste, ce que le précédent épisode mettait en place, celui-ci le développe et l’affirme à coup de poings dans la gueule. Jack n’a pas trouvé sa rédemption grâce à Torchwood, il a trouvé son enfer. Ce dont il rêvait le plus se révèle être un cauchemar total. Celui que le spectateur imaginait comme un antagoniste se révèle être un personnage très attachant. Finalement John Hart et Jack Harkness ne sont que des êtres humains et tombent de leur piédestal symbolique. On pourrait croire, avec leur accoutrement, leur façon d’être et de parler, qu’ils sont des super-héros invincibles, mais loin de là. C’est une immense réussite de cette saison, car c’était un pari difficile à gagner.

 

L’épisode confirme à mon sens que le meilleur personnage, celui qui a le plus de profondeur, est bien Toshiko. Suis-je subjectif·ve ? Bien évidemment. Ai-je raison ? Bien évidemment. Cette fin crève le cœur de quiconque suit un minimum la série depuis le début, c’est sûr, mais c’est pourtant exactement ce que la saison a mis en place pour tous ces personnages. C’est particulièrement bien écrit sur la durée et je ne peux qu’admirer ce final qui me fait pourtant pleurer des litres et dire « NOOOOON ! PAS COMME CA ! ».

 

Voilà, c’est un final bien plus réussi que le précédent car il est extrêmement proche de ses personnages. Ça fait mal, et pourtant on a envie de revoir cette série grâce à ce genre de moment. Bravo ! En avant pour la suite…et pas des moindres.

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