Children of Earth - Day Two

Publié le 16 avril 2026 à 18:00

S03E02 – 7 Juillet 2009

Bon, c’est parti, on ne peut plus reculer. Là on est face à une série qui a décidé de lâcher les chiens et c’est des grands bergers allemands entraînés à tuer, possiblement porteurs de la rage originelle du XIXe siècle. On conserve l’ambiance film d’espionnage parfaitement calibrée, on ajoute une dose de dilemme moral et on recouvre avec de l’horreur, mais genre de l’horreur gore et qui fait mal.

 

Ce qui n’était pas réussi en fin de saison précédente sur l’enjeu de Jack immortel est non seulement réussi ici, mais réussi avec les honneurs.

On découvre ce qui arriverait et à quel point ça ferait mal de reprendre vie à partir d’un bout de torse décharné et d’un crâne à peine recouvert d’un filet de chair. Berk. Ça marche en tout cas : on est à fond avec Jack, on est à fond avec la série. Toutes les règles ont sauté : cette fois Torchwood est vraiment dans une sale situation, mais pas juste un peu.

 

Ianto est beaucoup trop mignon et parfaitement interprété par Gareth David Lloyd comme d’hab. Capaldi prouve qu’il pourrait porter à peu près n’importe quel film ou série. Tous les personnages secondaires nous font enfin entrer dans un réalisme social vivant, vivace. Comment cette saison a pu être acceptée après les saisons précédentes : c’est un miracle de production comme il y en a peu. Une série qui se réinvente en poussant les potards à fond, ça n’arrive quasiment jamais. Bravo encore.

 

Bon on découvre aussi le personnage du vieux monsieur qui craque total en hôpital psychiatrique, joué si bien qu’on ne peut jamais remettre en question le personnage. Est-ce une personne réelle ? Un acteur ? On est au-delà de ces questionnements. Il ancre totalement et encore plus la saison dans une réalité effrayante tant elle est palpable. Alors que jouer un personnage fou est en général une mauvaise idée pour un acteur parce que c’est l’occasion de cabotiner, cet acteur nous prouve ce que c’est qu’être un maître de son art. Appelons ce personnage Jécraqué pour la suite, parce qu’il a vraiment craqué le pauvre.

 

Andy fait la connaissance de Dark Widow mais pas avant d’avoir lancé une remarque sexiste à son égard ce qui rend la situation vraiment bizarre. Non Andy, tu n’as non seulement aucune chance, mais sache qu’elle te tuera avec son regard en béton armé avant que tu n’aies pu l’approcher.

 

Je ne raconterai pas l’intrigue de l’épisode pour ne rien spoiler, mais c’est à nouveau un très bon épisode. S’y mêle donc une ambiance de survival avec nos personnages qui sont écartés les uns des autres comme dans un Mission Impossible. Le sentiment d’urgence est transmis à chaque instant par la mise en scène et le montage qui, sans être épileptique, a tout à fait compris ce qu’il faut faire.

 

A la fin on retrouve notre bon vieux Frobisher qui vient voir ce que Papy l’Astuce a construit à l’étage de Thames House et oh… attendez mais… Papy l’Astuce évolue ! Il devient… Papy l’Angoisse ! Il fait un bisou à une vitre qu’il a construit et derrière laquelle il envoie du gaz ! C’est très efficace ! Le spectateur perd plusieurs points de vie à cause de cette attaque d’angoisse.

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