Class - S01E02 – 22 Octobre 2016
Un véritable épisode d’horreur puisque…c’est un épisode sur le foot !!! Mon cauchemar ! Trêve de plaisanteries, c’est un véritable épisode horrifique qui ne vient que confirmer mes intuitions de l’épisode précédent et c’est un plaisir ! Parce qu’une fois évacuée l’exposition, on s’attaque là à un véritable sujet qui parle aux adolescents, à savoir la pression que l’on peut ressentir au lycée de la part des profs. C’est très bien mis en scène avec des effets visuels très réussis, un jeu d’acteur assez fantastique et une envie d’aller dans le gore qui n’a pas peur de foncer.
On retrouve donc notre petit groupe dans cet épisode, mais le personnage principal en sera surtout Ram et son regard de braise caché derrière ses yeux constamment plissés. En même temps, on peut comprendre qu’il soit constipé après avoir perdu de façon terrifiante et traumatisante, sa petite amie, Rachel aux mains d’un croûton de l’espace. Le voilà donc qui essaie de reprendre sa vie de footix, mais avec sa jambe folle, il n’y arrive pas bien. Et son coach n’est autre qu’un genre de zinzin qui insulte les élèves s’ils ne sont pas assez bons. Il se trouve qu’on le voit beaucoup torse nu, même fesses nues (ouhlala) et qu’il a un tatouage de dragon. Coïncidence avec les disparitions de son adjoint qu’il n’aime pas puis d’autres personnes ? Peut-être pas…
En fait ce qui marche très bien ici c’est que Class prend à bras le corps son concept d’introduire chez les ados l’univers de conte de Doctor Who, mais à travers un conte horrifique. C’est très simple, et ça marche ! Parce que cet épisode est écrit de manière à ce qu’on puisse s’attacher à des personnages plus secondaires : un adjoint de coach, une femme de ménage, etc. Ram prend une toute autre dimension puisqu’on traite correctement le deuil qu’il doit faire et qu’on ne le passe pas sous silence. C’est vraiment intelligemment fait, même si la résolution peut paraître lourde : c’est le jeu d’un format qui s’adresse non pas à des adultes, mais à des plus jeunes. Le discours est vraiment adapté et on ne peut pas dire que l’épisode les prenne pour des idiots.
Le gore dans l’épisode est réellement choquant et c’est une bonne chose ! S’il l’avait été moins présent, on n’aurait pas ressenti les émotions qu’il fallait et la peur ne nous aurait pas pris comme ça. Oui je parle à la troisième personne. Oui j’ai lâché la rampe. Oui je vais me calmer. N’empêche qu’à part quelques petites facilités incongrues (notamment le fait de conserver un cadavre dans un sac plastique transparent à la vue de tout le monde), l’ensemble est vraiment solide.
En parallèle, Quill reçoit dans sa classe la visite d’un inspecteur et c’est tout simplement hilarant. Il n’y a pas photo, le meilleur personnage de la série est bien Quill ! Qu’est-ce que cette actrice joue bien ce personnage de boss lady ! Elle crève l’écran ! Et toute cette intrigue autour d’un inspecteur mutique est tout bonnement hilarante. Les scènes d’anthologie que ça permet sont mémorables et offre un final surprenant et en même temps intrigant.
Cette fois-ci, les effets spéciaux numériques sont de bien meilleure qualité que dans l’épisode précédent. La fin qui réunit les personnages principaux permet une scène d’action vraiment fun. Surtout, la série admet totalement qu’elle est improbable : il y a beaucoup trop de morts violentes (disparitions…) dans cet établissement mais au final les gens continuent comme si de rien n’était. C’est totalement absurde, presque cartoonesque, mais comme la série le prend dans le ton qu’elle met en place, ça fonctionne plutôt bien. A part Tanya, on en apprend un peu moins sur les autres personnages lors cet épisode, mais ce n’est vraiment pas un souci car ils ne sont pas oubliés pour autant et on les voit quand même bien évoluer. C’est très très enthousiasmant !!
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