S04E03 – 4 Décembre 2025
Tout simplement brillant. Cet épisode m’a époustouflé tant il parvient à réussir tout ce qu’il entreprend dans chaque domaine. Que ce soit le concept très fort et original, la mise en scène sonore absolument fantastique et angoissante, le scénario, le jeu des acteurices, le montage, le mixage et les effets. Tout est réussi. C’est assez rare et je ne peux pas dire que je m’y attendais. Les deux premiers épisodes de cette saison 4 du Neuvième Docteur où il est avec Rose m’avaient plu, mais pas à ce niveau-là. Cet épisode me donne totalement une envie folle de découvrir tous les autres épisodes et je deviens désormais avide de toutes les prochaines sorties.
On retrouve le Docteur et Rose qui arrivent au Powell Estate où ils découvrent que les gens se mettent à avoir des comportements étranges. Ils entendent tous une voix qui les défie de faire ce qu’ils ont en tête, leurs pires pulsions, leurs pires idées.
C’est très simple mais c’est puissant parce que ça parle de l’humain, de politique, de la différence entre l’esprit et le corps, entre l’acquis et l’inné, entre la pulsion et la retenue. Evidemment ça vient frapper là où ça fait mal parce qu’en fond, l’histoire parle de la société contemporaine à la sortie de cet audio, un monde où tout le monde se permet tout et n’importe quoi sur internet qui s’est terriblement polarisé. Et de montrer qu’il s’agit d’une entité maléfique est un discours politique très fort.
Petit point sur le jeu d’acteur : celui qui joue l’entité responsable des problèmes du Powell Estate est tout simplement d’un talent immense. On pourrait dire qu’il cabotine et qu’il va trop loin, mais toute la mise en scène correspond totalement à ce qu’il propose et ça ne fait qu’ajouter une superbe couche à cet audio qui vire vers l’angoisse. C’est d’ailleurs un genre que je n’imaginais pas forcément pour le Neuvième Docteur qui a rarement été confronté à ces codes et ça marche vraiment très bien. On sent qu’il est lui-même poussé à bout. Parce que c’est un Docteur qui se reconstruit et qui a terriblement peur. Il n’est pas imbu de la confiance qui le caractérisera dans son incarnation suivante, alors le confronter à la peur de ce qu’il a en lui, de ce dont il sait maintenant qu’il est capable, c’est vraiment une idée grandiose.
Rose et Jackie sont aussi parfaitement interprétées comme d’habitude, mais cet épisode leur offre de superbes moments de développement de personnages. Le concept permet vraiment de découvrir leur relation, ce qui leur fait peur dans leur rapport à l’autre. C’est terriblement touchant et c’est ce que fait de mieux Doctor Who. On comprend totalement ce qu’elles peuvent ressentir et c’est déchirant de voir que ce qu’elles peuvent se reprocher à elle et à l’autre sont des choses tout à fait légitimes et qui pourtant ne devraient pas être modifiées. C’est une écriture d’une rare finesse que dévoile cet épisode et c’est pour moi le meilleur de cette saison pour l’instant sans l’ombre d’un doute.
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