S04E02 – Octobre 2025
Une des choses vraiment fantastiques dans Doctor Who, c’est quand soudainement, une histoire parvient à inventer un monstre jamais vu et hyper impactant. Dans cette histoire audio, c’est le cas. Le Mister Fingers, qui a un nom soi-disant très effrayant d’après le casting (mais que je trouve surtout très louche…), est vraiment une très belle trouvaille de concept d’angoisse. Certes je trouve son nom vraiment pas ouf, mais l’idée que je ne spoilerai pas est si simple et rapporte à des peurs si universelles et probablement ancrées dans l’enfance, que c’est immédiatement terrifiant de l’imaginer avec si peu de moyens.
On retrouve le Neuvième Docteur avec Rose en 2036 au Powell Estate alors qu’un jeune homme, influenceur de profession, visite le lieu désaffecté qu’est devenu l’ancienne habitation de Rose. Ils vont se retrouver confrontés à une menace vraiment difficile à cerner et assez effrayante, du nom de Mister Fingers d’après les rumeurs locales…
Tout l’aspect film d’horreur de l’épisode marche parfaitement bien parce qu’aucune concession n’est faite. On ressent pourtant très bien l’ambiance des aventures du Neuvième Docteur qui n’étaient pas horrifiques : la réalisation parvient à vraiment bien marier ces aspects et ces tonalités.
Il y a tout un aspect vraiment très fun et en même temps fort en émotion qui se joue avec la notion de voyage dans le temps. Sans trop en dire, c’est un vrai travail pas évident qui a dû être effectuer à l’écriture et ça se sent que c’est fait avec rigueur, précision et une vraie orfèvrerie.
On est donc là face à un épisode qui s’écoute avec un immense plaisir. Eccleston et Piper reprennent toujours leur rôle avec une facilité désarmante et leur alchimie est toujours aussi puissante. Comment ne pas les aimer de leurs rôles ? Eccleston prouve ici qu’il est vraiment un Docteur qui a sa propre identité et qui aurait pu faire tous types d’épisodes s’il en avait eu la chance à la télé. Heureusement, les audios sont là pour lui permettre de développer et d’épanouir totalement son personnage.
La mise en scène sonore est ici d’une grande finesse parce que les effets nécessaires pour faire comprendre qu’on est en 2036 ne sont pas faciles à déterminer. En plus de cela, il y a un monstre du jour vraiment complexe à faire imaginer aux auditeurices et l’audio s’en sort vraiment à merveille à ce niveau-là. Je ne peux que recommander cet audio qui nous fait vraiment plonger dans une ambiance bien plus sombre que ce que les aventures télévisées du Neuvième Docteur pouvaient offrir et qui s’en sort remarquablement bien.
Ajouter un commentaire
Commentaires