S04E04 – 3 Février 2025
Bon, après l’épisode précédent (Dare You) ce n’était pas évident de faire aussi bien et Could Eight n’est pas aussi immense, mais il est absolument fascinant. Il renoue avec un type d’épisodes que le Neuvième Docteur a pu vivre dans son ère télévisée, celui des bulles de vie dans des endroits factices comme « The Long Game » par exemple. L’audio permet d’aller plus loin que ce que la série en 2005 pouvait proposer en creusant un concept de science-fiction difficile à rendre avec peu de moyens et c’est ce qui est vraiment plaisant dans cet épisode.
Une autre chose hyper plaisante est le fait de faire faire au Docteur des références à ce qui va arriver dans le futur de Rose puisqu’en 2025, les scénaristes peuvent faire ces références à des choses ayant vraiment eu lieu plus tard. Mais heureusement l’épisode ne se limite pas à ça, sinon ça serait vraiment peu intéressant.
Il propose une sorte de continuation de notre monde accro à la technologie pour améliorer notre niveau de vie mais qui tournerait mal sans qu’on en ait l’impression au premier abord. L’écriture du concept est vraiment très fine à ce niveau-là.
Le Docteur et Rose arrivent sur Cloud Eight, un endroit où tout semble assez parfait et géré alors que le Docteur était persuadé qu’il s’agissait dans l’Histoire terrienne d’un nouvel âge sombre comme le Moyen-âge. Ils découvrent rapidement que quelque chose cloche chez ces gens qui aiment respecter un couvre-feu et qui ne semblent pas rêver la nuit. Voilà une idée super puissante et très simple : c’est très clairement ce qui caractérise ces audios du Neuvième Docteur et Rose.
Le déroulé de l’épisode a un seul défaut : il manque de pep’s. C’est pourtant très engageant comme sujet et comme concept, mais malheureusement, il y a quelque chose qui ralentit un peu le tout. Les personnages secondaires que Rose et le Docteur rencontrent sont parfaitement interprétés, mais comme ils sont sur un petit nuage dans leur tête, métaphoriquement parlant, c’est vrai qu’on a beaucoup de mal à s’attacher eux. C’est là que l’image aurait eu un vrai impact comme dans The Long Game par exemple.
Malgré tout, il y a de très belles choses dans cet épisode qui est perclus d’émotions de bout en bout. Entendre la détresse et l’incompréhension des gens qui ne se rendent pas compte qu’ils sont totalement utilisés par un système qu’ils ont plus ou moins mis en place, est très touchant. Le lien avec ce que l’on vit de nos jours est absolument évident mais il n’est pas mis en avant avec de gros sabots.
C’est donc un épisode très pertinent dans ce qu’il raconte et qui permet de renouer avec l’univers télévisuel du Neuvième Docteur. Ça marche très bien sur ce plan grâce à une véritable maestria de mise en scène sonore pour retrouver les codes tout en les modernisant suffisamment.
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