Miracle Day - The Gathering

Publié le 16 avril 2026 à 18:17

S04E09 – 2 Septembre 2011

Cet épisode est la conséquence des choix peu intéressants faits dans les épisodes précédents. C’est malheureux mais tout l’épisode ou presque est là pour dérouler l’intrigue, oubliant au passage les personnages, la thématique, le fond politique, etc. Il y aura clairement un avant et un après Vera Juarez dans Miracle Day. Cet épisode n’est pas mauvais en soi, il y a même des moments de tension assez bien faits, mais il est sur des rails assez convenues.

 

On retrouve tout le monde deux mois plus tard et globalement, rien n’a vraiment changé dans le monde. En tout cas, on ne le ressent pas du tout. Aucun des personnages principaux n’a eu d’accident qui le rendrait vulnérable par exemple et tous les personnages font des choix dont le scénario a grandement besoin pour avancer. Gwen vit avec sa famille et cache son papa. Jack et Esther sont en cavale et jouent au Docteur Maboule. Rex est retourné à la CIA pour jouer au détective avec un bonus « j’ai lu le scénario à l’avance ». Oswald Danes a décidé de trouver Gwen (pourquoi ? pourquoi pas.)

 

La seule scène vraiment sympa n’est pas foncièrement du jamais vu : il s’agit d’un moment où des policiers cherchent le père de Gwen. La tension est bien menée. Le reste est très fonctionnel et c’est évident que la mise en scène ne peut pas vraiment s’épanouir dans un épisode où chaque ligne de dialogue apporte une information importante. Voilà pourquoi à mon sens ça ne fonctionne pas alors que tout est là en germe pour que ça marche : Rex trouve des indices dans des vieux contes et ça l’amène en deux secondes à un couteau portant le sang de Jack ; Esther décide sans raison valable de prendre le sang de Jack pour faire une réserve au cas où elle voudrait cuisiner des boudins noirs peut-être ; Oswald cherche Jack parce qu’il sait qui a fait le miracle.

 

Bon. Le concept des contes, c’est fun, c’est Torchwood. Mais là, c’est un dialogue et une résolution immédiate. C’est pas du tout traité. Esther qui prend le sang de Jack, ce n’est pas inintéressant, il y a un parallèle politique à faire sur la santé, mais Jack lui dit que ça n’a aucun sens et elle répond « je le fais quand même ». Symptôme typique de « j’ai lu le scénario du prochain épisode et ça va servir ». Oswald décide d’aller dans la gueule du loup sans raison valide à part qu’il cherche à crever à priori. Encore une fois, on a perdu le personnage qui confond son enjeu émotionnel et son objectif concret. Certes son enjeu, on l’a compris, c’est de vouloir mourir, mais son objectif c’est tout l’inverse, c’est obtenir une nouvelle vie. C’est un personnage qui ne connait pas son enjeu interne et c’est ce qui le rendait aussi intéressant jusque-là.

 

Jilly (Madame Rousse) de son côté à découvert la raie du Miracle. Oui parce que bon, le design du « miracle » c’est quand même une immense raie en image de synthèse qui fait penser à un endroit du corps qui serait vraiment malade et perclus de boutons. C’est pas ouf. Il y avait moyen de trouver un design beaucoup plus intéressant et pertinent. Là c’est simplement incompréhensible dans sa spatialité et c’est donc un reveal qui ne marche pas beaucoup.

 

Bref donc cet épisode place bien tous les personnages dans une situation que le scénario lui impose. C’est soudainement le concept extérieur qui conduit l’histoire, alors que dans la première moitié de la saison, c’étaient les intériorités des personnages qui menaient la barque. Passons sur le fait que Rhys trouve la solution parce qu’il joue avec une mappemonde (pratique) et on se lance donc joyeusement dans le dernier épisode de Miracle Day.

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