Combat

Publié le 14 avril 2026 à 14:27

S01E11 – 24 Décembre 2006

Combat. Et Joyeux Noël ! Torchwood sait se marrer pour les fêtes. Vous avez déjà entendu parler de Fight Club ? Shhh On ne parle pas du Fight Club ! Là c’est pareil, mais on va en parler, parce qu’on entre dans l’épisode de la toxicité masculine et que ça va faire mal. C’est un bon épisode qui avec le temps peut être interprété de diverses manières. Peut-être qu’à l’époque c’était une pâle copie de Fight Club mais avec des aliens et des Britanniques en costumes, mais aujourd’hui, on pourrait axer une réflexion sur un autre sujet.

Le personnage central de cet épisode est Owen. A croire que cette première saison s’intéresse beaucoup à « l’ado » du groupe. Celui qui pense être plus fort qu’il ne l’est et refuse ses émotions derrière une cage faite de remarques sarcastiques, cruelles ou misogyne. Bon, aujourd’hui, on ne pardonnerait pas aussi rapidement cette attitude, mais on doit reconnaître quand même ici une volonté de la traiter. Et c’est là où cet épisode semble être une vraie clé du sujet. La masculinité est évidemment toxique envers tout ce qui est différent d’une soit-disant virilité. Mais même dans un cadre très viril, elle est toxique et c’est un point de vue fascinant à avoir.

 

Entre eux, ces hommes, que l’on voit bien représentés dans cet épisode, sont d’une violence terrible. Et on sent parfaitement dans leurs regards qu’il y a des non-dits. Ils ne se disent pas qu’ils souffrent et qu’ils n’ont comme seule idée de se faire du mal pour souffrir moins. Quand on se pince, on oublie provisoirement qu’on s’est cassé la jambe parce que le système nerveux s’intéresse à la dernière douleur en date. Pour ces hommes, c’est pareil. Plutôt que de traiter correctement leurs émotions difficiles, ils préfèrent qu’on leur tape dessus.

 

Dit comme ça, ça a l’air neuneu, mais c’est bien plus vrai qu’il n’y parait. Cet épisode ne propose donc pas une mise en scène incroyable ou révolutionnaire, mais c’est plus une plongée petit à petit dans de la douleur, dans des tons sombres, marrons, gris, abîmés. Le travail des décors est fondamental ici. L’idée est de s’enfoncer dans une boucherie abandonnée comme dans le cerveau terrassé par les représentations toxiques que les hommes peuvent parfois avoir. La fin de l’épisode est très forte parce que la brutalité de l’instant est renforcée par le jeu des acteurs qui se donnent vraiment corps et âme au sujet. Ce n’est pas un épisode que j’affectionne tant que ça subjectivement parce que l’ambiance générale ne me parle pas, mais c’est un épisode particulièrement cohérent et qui s’insère parfaitement au bon moment dans cette saison.

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