S01E10 – 17 Décembre 2006
Hors du temps et intemporel, c’est bien ce qu’on peut dire de cet épisode qui reste facilement gravé en mémoire. On a là sûrement un des épisodes les plus forts de cette saison de Torchwood. C’est tout simple à nouveau comme concept de science-fiction et ça joue bien avec les codes de Doctor Who, mais ça explore parfaitement les conséquences humaines que le voyage dans le temps peut engendrer.
Comment ne pas tomber amoureux·se de la pilote d’avion qui a soif de liberté, Diane ? Comment ne pas être touché et ému par le monsieur aux idées réacs qui voit sa vie terminée avant l’heure ? Comment ne pas être en empathie totale pour la jeune fille qui doit démarrer sa vie dans un environnement inconnu ? C’est tout autant de choses auxquelles on peut se rattacher facilement et c’est une réussite totale à mon sens.
Je conseillerai vraiment cet épisode à quiconque voudrait savoir ce que Torchwood peut être. On n’a pas forcément besoin de savoir le passé des personnages principaux de la série pour l’apprécier et on comprend tous les enjeux de ce qu’elle peut raconter. La mise en scène est vraiment bien trouvée, toute en délicatesse, en douceur et en simplicité. Il y a même une scène de sexe très belle et à peu près réaliste, alors que ce genre de scène me mettent toujours très mal à l’aise personnellement et que je n’aime pas beaucoup ça.
Les acteurs et actrices font un travail remarquable dans cet épisode, tout en finesse comme le reste : le scénario, les effets visuels, les dialogues, le séquençage. Tout est vraiment très juste. C’est peut-être un épisode qui vieillit avec le temps parce qu’on sent que c’est un peu classique comme intrigue, mais ça marche plutôt bien.
Je suis triste de constater que l’acteur qui joue le vieux un peu réac joue dans Outlander un vieux méga réac et que visiblement le rôle lui colle à la peau. Mais bon, ça arrive ! Quoi dire de plus sur cet épisode si ce n’est que j’ai passé un moment nostalgique en le regardant et ça m’a fait réfléchir à pas mal de choses. C’est étrange, je me rends compte que j’apprécie presque plus les personnages secondaires de Torchwood que les personnages principaux (enfin presque, parce que je les aime quand même beaucoup).
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