S01E06 – 19 Novembre 2006
Une partie de campagne meurtrière. Parfois à la campagne, il se passe des trucs un peu zinzin. Une douzaine de vaches qui meurent électrocutées après s’être abritées sous un arbre qui a pris la foudre pendant un orage, ça arrive. Un type qui vole un tracteur et s’échappe à travers champs à deux à l’heure, ça arrive. Un barjo qui tire au fusil depuis ses fenêtres, ça arrive. (Tout ça est arrivé pas loin de chez moi). De là à dire que Countrycide raconte une histoire vraie, c’est peut-être un peu abusé, mais bon !
On ne s’attend pas vraiment à ce genre d’histoire quand l’épisode commence, mais il est évident qu’on se trouve dans un sous-genre d’horreur qui doit avoir un vrai nom, mais que je vais appeler le rural-horror. C’est un épisode assez rafraîchissant qui tente vraiment des choses tant dans le fond que dans la forme. A regarder en 2025, on ne peut s’empêcher de voir que l’intérieur du pub est le même que celui de 73 Yards, épisode de folk-horror de la série mère dans laquelle joue également une actrice de Countrycide ! Coïncidence ? Peut-être pas.
L’ambiance d’horreur, d’angoisse, de survival est vraiment bien rendue. C’est tendu comme un barbelé, l’horreur est bien dégoûtante, et les enjeux sont très forts. Les personnages ne se sortent pas indemnes de cette aventure ! On note qu’une sorte de romance démarre depuis l’épisode précédent entre certains personnages (je ne spoile pas) et que personnellement, ça me met bien mal à l’aise et j’ai beaucoup de mal à y croire, mais c’est un choix.
Sur la forme, l’utilisation d’une caméra portée et d’une cinématographie plus lisse à l’image, plus fluide, pour donner un effet semi-documentaire est à la fois appréciable parce que ça rajoute de l’ambiance et du rythme, et en même temps pas super bien géré parfois. Mais c’est un détail parce que globalement, l’épisode est vraiment super. On se laisse prendre par l’intrigue, on sent que l’épisode ne lâche pas sa proposition de départ et va toujours plus loin sans concessions et ça, c’est top !
On en oublierait presque le fait que thématiquement, ça n’a rien à voir avec Torchwood au final, parce que ça a aussi tout à voir avec Torchwood finalement. C’est une réussite qui fait plaisir à voir et qui se revoit sans déplaisir. Dans le genre rural-horror, un film m’a bien dégouté·e personnellement ces dernières années et il est sorti deux ans avant cet épisode : Isolation (2005) qui est une sorte d’Alien, mais dans une ferme, la nuit, sous la pluie, dans la boue. C’est crado, ça tâche et c’est malaisant, un peu comme Countrycide finalement.
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