Miracle Day - The New World

Publié le 16 avril 2026 à 18:07

S04E01 – 14 Juillet 2011

Une pause s’était imposée dans mon visionnage de la série Torchwood après Children of Earth. Mon souvenir de Miracle Day n’est pas bon et je l’ai pourtant vu deux fois par le passé. Mais j’ai décidé de redonner une vraie chance, libéré·e de mes a prioris. Le temps a passé et la déception que j’avais pu ressentir de voir Torchwood passer de Children of Earth à Miracle Day s’est largement atténuée. D’autant que le concept est super, et ce dès le premier épisode.

Parce que cet épisode commence sur les chapeaux de roues tout en replaçant un peu l’ambiance de Torchwood. Déjà, je dois reconnaître une volonté de coller à la rythmique et à l’ambiance générale de la saison précédente. Il n’y a pas la même maestria dans l’exécution, mais il y a quand même un bel effort de ne pas tenter quelque chose d’édulcoré totalement pour démarrer. On commence sur Oswald Danes, un pédophile reconnu, condamné, qui a avoué, et qui va subir une exécution dans une prison américaine. Et ça foire. Parce que Miracle Day, c’est le concept : plus personne ne meurt. Très, très chouette !

 

La scène d’exécution est plutôt bien menée, même si la réalisation est un peu lambda et finit par avoir un peu peur d’être trop statique face à une performance d’acteur vraiment intense. On n’est donc pas dans la Ligne Verte et sa scène d’électrocution traumatisante par sa frontalité, mais pour une saison 4 d’une série de science-fiction, c’est pas mal. La série prend aussi le parti de nous présenter tout de suite ses deux nouveaux personnages : Esther et Mekhi Phifer qui porte ici le doux nom de Rex. Plus proche en termes de personnalité du berger allemand désagréable qui grogne au portail qu’à un roi adepte du latin, Rex a un accident de voiture et ne meurt pas. C’est cool et ballot à la fois.

 

Esther de son côté, découvre l’existence de Torchwood à la CIA et en parle à Rex qui finit à l’hosto, déterminé à trouver Gwen et Jack, afin qu’ils l’aident à ne plus pas mourir. Oui parce que globalement il a peur d’avoir mal tout sa vie sans jamais mourir, même s’il apprécie le fait d’être en vie puisqu’il en profite pour flirter très lourdement avec sa doctoresse. Celle-ci est d’ailleurs très bien écrite et caractérisée : on sent qu’elle est brillante, cool, et dépassée à la fois. Comme quoi, après un personnage à la truelle comme Rex, il était possible de faire de la dentelle.

 

Pour l’instant Esther est un peu en retrait, mais en même temps, il faut aller retrouver Gwen et Rhys qui sont en train de repeindre la chambre de leur maison perdue derrière une falaise avec leur fille. Ils vivent une vie en ayant laissé derrière eux Torchwood, mais Gwen a beaucoup de traumatismes qui ne la lâchent pas. Bon : tout ça, ça fonctionne plutôt très bien, aucun problème ! Et globalement, cet épisode est assez chouette, surtout l’introduction de Jack qui parvient à se mettre tout seul à enquêter sur ce nouveau mystère. On sent que lui, n’a jamais rien lâché. Et il trouve justement Esther dans une scène où il passe vraiment pour un gros stalker flippant dans une bibliothèque. Cela dit, elle le cherche, et quand il lui dit qu’il la cherchait aussi, elle décide de partir en courant, ce qui est assez contre-productif, Esther, reconnais-le.

 

Le rythme est bon, la réalisation un peu lambda fonctionne quand-même à mettre en place une sensation d’urgence nécessaire. Et les effets spéciaux pour mettre en place la situation de « personne ne meurt » sont vraiment pas mal pour une série de 2011. A nouveau, Torchwood, dès son premier épisode, décide de ne pas faire de concessions et d’aller à fond dans le gore. Toutes les conséquences d’une telle situation sont explorées et rien n’est laissé à l’abandon pour trop faciliter l’intrigue. Le tout se termine par une scène d’anthologie sur une plage qui est à la fois n’importe quoi et absolument fantastique !

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