S02E07 – 20 Février 2008
Homme Mort Marchant. L’utilisation de la snoricam est interdit par la convention de Genève normalement, mais on va la pardonner à cet épisode qui est sorti à la fin des années 2000. Néanmoins : beurk la snoricam. Voilà. Derien pour cette critique soignée.
Dead Man Walking prend les évènements immédiatement à la suite de l’épisode précédent puisque les conséquences sont évidemment très fortes, sans spoiler. Tout se joue alors sur l’impact de ce qui s’est passé précédemment et c’est très vite très puissant. Les caractères des personnages sont mis à rude épreuve et c’est très appréciable à voir puisqu’on sent que ça peut aller très loin très vite et qu’ils peuvent tous plus ou moins perdre pied.
Le personnage central de cet épisode est pathétique dans le sens noble du terme : sa situation est à la fois amusante et tragique et l’épisode le rend très bien. Il y a un mélange d’humour noire et de réalité violente face à la situation qui choque en permanence le spectateur. Des questions d’ordre philosophique sont amenées par l’épisode sans pour autant que cela ne soit trop poussé puisque l’épisode sait qu’il n’a pas le temps de les développer, mais seulement de les soulever, ce qui est très malin.
La mise en scène est parfois un peu gimmick, mais on pourrait se rapprocher d’une ambiance presque de comics dans cet épisode qui alterne avec différents types de visuels, différentes rythmiques, différents tons. C’est plutôt bien mené et on sent que l’équilibre de l’équipe est totalement malmené ce qui permet un vrai renouvellement des enjeux à un moment où justement la série aurait pâti de conserver un rythme de croisière trop confortable et délétère.
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