To The Last Man

Publié le 14 avril 2026 à 18:56

S02E03 – 30 Janvier 2008

Jusqu’au dernier homme. J’adore les films d’épouvante et c’est donc avec bonheur que je redécouvre To The Last Man qui est une forée dans ce genre par Torchwood. C’est extrêmement réussi à tous les niveaux : narratif, émotionnel, mise en scène, son et jeu d’acteurs. Tout est réuni pour obtenir un résultat particulièrement viscéral et touchant.

Dès le départ, ce qui fait la singularité de cet épisode, est que l’on découvre des secrets encore inexplorés de Torchwood. C’est là la force de la série : on en découvre toujours des nouveautés, comme si ces personnages qu’on connait si bien, ce QG qu’on explore depuis une grosse quinzaine d’épisodes, ont encore bien des secrets. C’est extrêmement réjouissant donc de voir qu’ils ont à faire à une situation qu’ils connaissent mais dont ils n’ont pas tous les tenants et aboutissants.

 

Mettre ainsi les personnages dans une sorte d’incertitude tout en leur donnant une mission à poursuivre est une vraie bonne idée. Torchwood est plus grand qu’eux et dépasse le temps. Alors que faire quand on se retrouve embarqué émotionnellement dans une situation qui relève presque d’une expérience scientifique qui ne devrait pas avoir lieu en temps normal ? Eh bien, c’est Toshiko qui va devoir répondre à cette question.

 

Avec le recul, c’est un peu dommage qu’elle soit autant cantonnée à des rôles qui tournent uniquement autour du sentiment amoureux, mais cela lui donne aussi sa singularité dans le groupe. C’est une grande romantique et il paraît donc tout à fait évident qu’elle vive cet aspect de sa personnalité avec autant d’ampleur dans cet épisode. On découvre toutes les facettes de ce romantisme, y compris et surtout, le courage avant tout. Car ce qu’elle doit entreprendre n’est vraiment pas évident et elle est mise au premier plan par la réalisation.

 

Cet épisode montre à quel point l’amour n’est pas une chose simple, ce qui revient à enfoncer une porte ouverte. Mais l’écrin de la science-fiction temporelle permet ici d’accentuer ce constat et d’en faire une véritable étude : ce n’est pas seulement difficile malgré son évidence, l’amour est aussi effrayant, morbide, une relation de vie et d’abandon, de confiance et de trahison. Bravo donc à cet épisode de traiter avec autant de subtilité de ce sujet a priori vu et revu.

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