S01E04 – 5 Novembre 2006
Parfois, quand je suis gêné·e, je rigole, mal à l’aise. Quand je suis super gêné·e, je souris, mal à l’aise. Et quand je suis hyper gêné·e, je réagis plus, je bug, j’ouvre de grands yeux et je sais plus quoi dire, mal à l’aise. Devant Cyberwoman, j’étais au-delà de ces trois stades, mon cerveau n’a pas compris…
Un Cyberman avec une poitrine ? Avec une culotte d’acier ? Avec des talons ?? Avec des ONGLES PEINTS EN GRIS METAL ???? Pour citer le Quinzième Docteur : “Can somebody tell me what the hell is going on ?!” Parce que non seulement c’est sexiste, ça c’est évident, et c’est moche, mais en plus, c’est totalement incohérent ! Les Cybermen n’ont jamais ce look-là, donc à quel moment ça semblait logique de faire un costume pareil ? Bon bref…
Le problème n’est même pas que là malheureusement dans cet épisode qui a pourtant une prémisse plutôt sympathique. Je vais m’attarder un peu sur le positif à mon sens. L’épisode est un peu plus centré sur Ianto et j’adooooore Ianto. Big love sur Ianto, c’est le best. L’écriture et la mise en scène du début d’épisode offrent une vision un peu nouvelle de Torchwood, dans une sorte de quotidien, de vie de groupe… alors que Ianto est toujours laissé de côté. Sauf que cette fois, on reste avec lui et on découvre des choses sur lui. C’est très pertinent aussi d’utiliser le potentiel du Q.G. en sous-terrain qui peut offrir des endroits mystérieux, permettre des intrigues en huis clos. Et pour une fois, on travaille vraiment fortement sur les sentiments d’un personnage.
Mais c’est là où le bât blesse pour moi aussi. Et heureusement que la Cyberwoman porte pas des bas en nylon métallisé parce que là j’éteignais la télé. C’est bien de montrer une histoire de sentiments compliquée par ce que peuvent vivre des personnages de Torchwood. C’est mieux quand on fait évoluer les réactions des personnages au cours de l’épisode et qu’on ne se contente pas de présenter les sentiments comme si puissants qu’ils anéantissent toute réflexion rationnelle. Parce que ça peut être vrai, les sentiments font perdre pied et avoir des réactions irrationnelles. Mais comme là c’est une série, à la fin de l’épisode, on revient à un fonctionnement routinier et on a vraiment du mal à y croire puisque la minute d’avant, ça semblait impossible.
S’ajoute à ça à nouveau des scènes de baisers horribles comme dans l’épisode 2 qui m’ont vraiment cringé. La ligne de dialogue qui n’a pas de gros impact dans l’épisode « Tu n’as pas vraiment lutté. » gagne la palme des oscars du césar du non-consentement à l’écran. Et le bouche à bouche qui ressemble à un french kiss plus qu’insistant et donc totalement incohérent gagne la palme du bouche à bouche qui ressemble à un french kiss plus qu’insistant donc totalement incohérent. Voilà ! Donc c’est dommage, l’épisode est pas ouf. Je passe sur d’autres problèmes narratifs et de maquillage affreux parce qu’on tire pas sur l’ambulance quand elle a plus de roue et que le pare-brise est en mille morceaux, et je vais regarder l’épisode d’après !
Ajouter un commentaire
Commentaires