S01E02 – 22 Octobre 2006
Jour un, épisode deux. Les remarques sexistes peuvent causer de graves problèmes. C’est comme ça que démarre cet épisode qui explore un sujet vraiment compliqué à traiter. Il est alors particulièrement intéressant de découvrir le point de vue sur le sujet à cet époque-là où il y a encore beaucoup de chemin à faire. Ici, il est question de sexisme et de sexe, mais pas seulement. Il est aussi question d’emprise, d’addiction, de consentement, de sexualisation et de la facilité avec lesquelles on peut être utilisé par d’autres pour du sexe. Le sujet n’est pas simple et le traitement n’est peut-être pas à la hauteur, mais au moins, cet épisode a le mérite d’essayer de traiter tout ça.
Malheureusement, il y a encore des raccourcis et le final de l’épisode part un peu dans tous les sens. J’aurais aimé voir l’impact que certains moments ont sur Gwen dans sa vie privée et que ça ne se termine pas aussi facilement. Le tout n’est pas très bien servi par un rythme un peu lent, un peu cassé. Malgré cela, on découvre encore un peu plus les personnages grâce à quelques moments intéressants, mais qui arrivent un peu comme un cheveu sur la soupe, alors que c’était l’occasion de traiter vraiment plus l’intimité de ce groupe.
Le personnage que Torchwood doit sauver est particulièrement intéressant et aurait mérité d’être plus développé, mais c’est déjà une représentation très enthousiasmante parce qu’on ne s’attend pas à le voir évoluer de la sorte. Même dans le choix de costume, de maquillage, il y a une recherche assez passionnante.
Ce n’est pas l’épisode le plus marquant, mais il se cache derrière ce récit un sujet bien plus vaste et qui, à l’époque, n’est probablement pas abordé frontalement : les conséquences de l’action d’hommes qui ne se soucient pas de ce que leurs mots et leurs actions peuvent provoquer. Appeler une femme « little girl » pour la rabaisser, utiliser une jeune fille pour qui on n’a aucun sentiment pour du sexe alors que c’est sa première fois à elle, se rincer l’œil sur des vidéos de surveillance (bravo Owen…), tout cela crée un climat très violent qui mène à des actions violentes en retour et qui font passer la victime pour quelqu’un de mauvais, ou de maladroit, ou d’idiot, ou de méchant. Cet épisode parle finalement de comment des mauvaises attitudes, et même de l’humour beauf, peuvent avoir un impact très grave.
C’est peut-être la limite que j’aurais avec l’épisode, outre son problème de rythme et sa réalisation oubliable. La responsabilité que l’on donne à Gwen au début de l’épisode n’est pas remise en question à la fin, alors qu’il semble évident qu’elle ne devrait pas la porter.
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