Class - S01E06 – 19 Novembre 2016
Un épisode pièce de théâtre quasi surréaliste et peut-être le meilleur de la saison jusque-là. Assez sûrement même. Tout simplement parce que l’on se concentre sur les personnages principaux et ce qu’ils ressentent au fond d’eux à travers un concept de science-fiction très efficace. C’est un épisode qui m’a fait me dire que Class aurait vraiment mérité mieux que cette seule saison assez imparfaite. La série avait clairement le potentiel d’être assez grande.
Cette fois, tous les ados protagonistes sont mis dans une salle de classe pour une heure de colle, mais une météorite traverse le portail interdimensionnel et un petit bout rougeoyant atterrit dans la salle. Ça a pour effet d’isoler la pièce dans un vide total : il n’y a rien dehors, juste un noir intense. Et les différents personnages vont devoir comprendre comment s’en sortir tout seuls et découvrir que c’est uniquement en acceptant de parler de leurs sentiments et de leurs vérités enfouies qu’ils auront une chance de le faire. Mais évidemment, les vérités peuvent blesser.
Toutes les cartes sont rebattues dans cet épisode. Chaque personnage est compris précisément à sa juste valeur et l’épisode développe non seulement par les dialogues mais par la mise en scène, leur place à chacun. C’est assez brillamment écrit pour un épisode qui avait tout pour se casser la figure et être royalement ennuyant. C’est le contraire qui se passe : on s’attache vraiment totalement à chaque personnage. Mention spéciale à Matteusz qui jusque-là n’avait pas grand-chose à défendre et qui prouve que c’est un excellent personnage et que son acteur est vraiment très très bon !
Au-delà de ça, la mise en scène toute simple décide de ne pas aller dans de gros délires d’effets spéciaux moches comme ça a été le cas dans les épisodes précédents. Au contraire, ces effets sont légers et jamais utilisés à mauvais escient. Lorsqu’arrive le climax autour du personnage de Charlie (qui devient enfin intéressant !!!) les effets de mise en scène, de mouvements de caméras, de ralenti et de pyrotechnie tombent à point nommé. Il y a un véritable travail de montée en puissance de l’intrigue dans cet épisode qui est clairement écrit comme une pièce de théâtre.
Je n’ai pas plus à dire sur cet épisode pour ne rien en gâcher si ce n’est qu’il est vraiment à voir. C’est sûrement ce que Class aurait dû être et aurait probablement pu devenir avec le temps : des ados qui ont une vie de lycéens dans un lycée avec des problèmes de leur âge magnifiés et amplifiés par la science-fiction. Le seul point négatif n’est pas vraiment lié à l’épisode mais à un constat qui peut être fait depuis le début : à nouveau, ils sont seuls dans ce lycée, ils sont seuls en colle. On dirait qu’ils existent totalement en dehors de la réalité de ce monde et de cette ambiance de lycée et ça empêche de vraiment les comprendre puisqu’on les connait maintenant mieux dans leurs relations entre eux, mais toujours pas vraiment dans leur vie quotidienne.
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