73 Yards - Analyse complète

Publié le 15 avril 2026 à 11:38

Cette analyse contient de spoilers

Une côte galloise, un arbre, le TARDIS : le décor est posé. Il est simple, sobre, il dit déjà beaucoup de ce que va être l’épisode. Entre alors en scène le Docteur qui contraste totalement avec le décor et la colorimétrie de l’image dans son nouveau costume. C’est clairement un choix délibéré. Dans ce monde beaucoup plus réaliste qu’on vient de nous présenter en un plan. Le Docteur arrive dans une sorte de costume bien trop propre, bien trop cliché, avec ce manteau jaune prêt pour la mer. Aucun de ses costumes jusque-là ne correspondait réellement à un attendu de carte postale, même celui de The Devil’s Chord qui pourtant s’applique à correspondre à une époque. Ce costume montre bien que le Docteur ne vit pas le monde réel, mais un monde fantasmé et cet épisode va nous proposer de sortir de ce monde fantasmé.

Alors qu’il marche avec Ruby, il mentionne Roger ap Gwilliam, précisant que c’était un homme dangereux avant de se souvenir que ça se passe dans le futur pour Ruby et qu’il ne veut pas lui en révéler trop. A ce moment-là, il marche sur un cercle magique de fée constitué on suppose par des personnes croyant à ce genre de choses. Ruby y découvre un message qu’elle lit : « rest in peace, Mad Jack ». Elle trouve ça étonnant, se tourne et là, le Docteur a disparu. Pas d’effet de style, pas d’effet spécial, juste une absence. C’est un choix fort qui s’inscrit dans la réflexion autour de l’inexistence du Docteur dans notre monde. C’est comme si soudainement Ruby ne voyait plus son ami imaginaire. Le Docteur a à peine présenté l’épisode. La musique est inquiétante et très bien placée à ce moment-là. En fait, le Docteur agit comme la conscience un peu surannée et qui nous retourne un peu les tripes quand on la laisse s’exprimer. C’est cette conscience qui nous fait dire à tous : la guerre nucléaire est vraiment possible et la planète, les rochers et la mer, continueront quand on aura disparu, ne nous y trompons pas. Ruby essaie donc d’ouvrir le TARDIS qui est fermé : plus d’accès au monde imaginaire et rassurant du Docteur. Elle plaisante sur le fait qu’il soit en train d’uriner derrière le TARDIS, ce qui est une blague peu à propos mais admettons. C’est aussi l’occasion de montrer qu’on n’arrive pas à imaginer le Docteur faire ça, avoir des besoins naturels aussi basiques. Ça enfonce le clou : le Docteur n’existe pas vraiment, il n’a pas ce genre de considération.

 

A ce moment, Ruby distingue alors au loin une vieille dame sous l’arbre penchée qui lui fait des gestes étranges. L’imagerie est tout simplement superbe. Le choix du décor est fantastique mais c’est aussi surtout le choix de la distance, extrêmement bien rendue par les techniques de filmage ici, avec cette dame juste assez loin pour ne pas être nette, mais pas assez pour être floue. Quand Ruby s’approche, la vieille dame se retrouve plus loin, toujours à la même distance de Ruby. On ne distingue jamais son visage : elle est totalement visible, mais pourtant cachée. Ruby croise alors une randonneuse dont elle a l’impression de se souvenir (et les spectateurices attentifs à ce stade ont bien vu qu’il s’agit du même visage que l’on voit dans tous les épisodes). Elle demande à la randonneuse qui va dans la direction de la vieille dame de bien vouloir lui transmettre ses excuses au cas où elle se serait introduite sans le savoir sur un lieu privé. La randonneuse y va et, toujours filmée de loin, on voit que la vieille dame ne bouge pas plus, mais que la randonneuse prend peur et fuit en courant. L’ambiance change radicalement par la musique qui se fait de plus en plus angoissante dans laquelle on entend des murmures.

 

Ruby, décontenancée, se rend donc au village Gallois le plus proche. C’est la tombée de la nuit et elle entre dans un pub. Par la fenêtre, la vieille dame se trouve toujours là, à la même distance. Les clients du pub regardent Ruby d’un œil torve. On se croirait presque dans Le Loup Garou de Londres et sa scène d’intro iconique. Elle demande alors une chambre pour la nuit à la patronne qui n’est autre que la même actrice que l’on pouvait voir dans l’épisode de Torchwood intitulé Countrycide en 2006. Le lien donc avec la mission que les spin offs de l’époque s’étaient donné est donc évident et extradiégétique : cet épisode est presque un spin off sans Docteur à lui tout seul. Ruby veut payer sa chambre avec son téléphone (perso je sais pas le faire donc je me suis senti·e vieux·vieille) et la patronne lui fait croire qu’elle ne sait pas ce qu’est un téléphone. C’est très bien joué parce que c’est utile pour dire que les a priori que pourraient avoir les spectateurices sur la campagne sont faux mais aussi et surtout parce que ça crée un moment de malaise où on se demande si Ruby est bien à notre époque ou des décennies avant.

 

Ils regardent donc tous la femme par la fenêtre et une dame âgée au comptoir qui fait des mots croisés propose qu’on aille lui demander pourquoi elle suit Ruby. Josh, un type qui boit sa dernière pinte, s’y colle. Ruby lui demande d’interroger la dame pour savoir si elle a vu le Docteur. Josh, qui est le représentant masculin de plus de cinquante ans du groupe, sort. Là, Ruby est filmée à travers la fenêtre depuis l’extérieur, dans un léger mouvement vers l’avant, se rapprochant d’elle, alors qu’elle est en train de dire que la vieille dame reste à distance. La réalisation de cet épisode joue vraiment sur des effets extrêmement pertinents. La dame au comptoir propose donc un nouveau mot, « semperdistans », qui est toujours à distance, ce qui, je trouve, est plutôt joli. C’est clairement le Docteur qui d’habitude aurait pu avoir ce genre de réflexion et là on le donne à un tout autre personnage, montrant que le Docteur n’a pas ce monopole.

 

Un·e des deux jeunes voit alors Josh partir en courant, comme la randonneuse plus tôt. C’est inquiétant mais quand Ruby parle du cercle de fées, là, l’ambiance change. Ils se montrent tous inquiets et la mise en scène suit. Quand est utilisé le mot « fairy » voulant dire « fée », mais aussi étant un argot insultant pour un homme homosexuel, la jeune femme se moque de son ami au style rock « you can ask him about that ». Là, je ne sais pas quoi en penser : est-ce que c’est une manière de dire que même la jeune génération peut être gênante, ou est-ce que c’est pour montrer que sous couvert de jeunesse et d’ouverture, les mauvais comportements se développent quand même à notre époque ? Quoi qu’il en soit, à ce moment, les valeurs de plans changent et les personnages sont filmés en contre plongée légère, comme pour indiquer l’angoisse digne de films de genre. Seule la vieille dame est filmée sans contre plongée tandis qu’elle parle dans un travelling avant très lent. Elle explique que les falaises sont des espaces liminaires où les règles sont suspendues, un endroit qui n’est pas vraiment là. On peut se demander alors si RTD parle ici du fait qu’il veut lui-même pour une fois suspendre les règles et qu’il a fait se poser le TARDIS exprès à cet endroit. Suspendre les règles, du moins LA règle principale, c’est de faire un épisode sans le Docteur. Est-ce que d’une manière consciente ou non, il essaie de dire que désormais, le Docteur l’ennuie ? L’empêche de raconter les histoires qu’il veut raconter ? Qu’il y a trop de règles ? Trop de contraintes de production et de diffuseurs ?

 

Suit alors une notion vraiment très violente : la patronne du pub dit que le Pays de Galles est une mare de sang venu de la torture faite par les anglais. La dame âgée de rajouter : « it is said he walks through the gaps, the spiteful one”. S’agit-il d’un dieu du pantheon qui n’apparaît pas parce qu’il est invisible ? Très symbolique ? On revient rapidement à l’intrigue puisque Ruby dit avoir lu un papier concernant Mad Jack et la mise en scène s’affole : les plans flippants sur la vieille dame sont suivis d’un plan débullé avec des éclairs, digne de films de la Hammer. Eeeet en fait ils se moquaient d’elle, lol, c’est pas vrai ces légendes hihi trop rigolo ! Sauf que quelqu’un frappe à la porte et tout le monde a peur. C’est Mad Jack !! Eh bah non, c’est le livreur. Et la vieille dame traite Ruby de raciste parce qu’elle les prend pour des druides et des sorcières mais du coup de un : elle n’a jamais dit ça, c’est eux qui se sont amusés à le lui faire croire alors qu’elle est seule et perdue, et de deux : ce n’est vraiment pas ça le racisme.

 

Ruby regarde dehors, la vieille dame n’a pas bougé, la nuit passe au jour et la dame reste là. Au matin, Ruby mange un yaourt et la patronne lui donne des vêtements chauds. Elle retourne au TARDIS, attend, longuement. Les plans sur elle assise qui ne bougent pas mais la montre à différents endroits (dehors puis dans le pub) préfigurent l’identité de la vieille dame et l’épisode ne joue pas vraiment avec un gros besoin de twist final, même si évidemment il y en a un, et c’est une excellente chose parce que ce n’est pas le sujet. Josh a visiblement dit à la patronne « ask her » quand elle lui a demandé pourquoi il ne revenait pas et Ruby pense donc qu’il faut demander à la vieille dame. Mais la patronne veut que Ruby parte : Ruby est alors isolée totalement par la mise en scène. Elle retourne au TARDIS et dit quelque chose de très juste et qui à nouveau est une véritable affirmation forte : elle ne connait pas si bien le docteur après tout et elle va rentrer chez elle. Là encore, c’est une affirmation qui, de la bouche d’une companion du Docteur est importante : l’illusion qu’on a que les companions et le Docteur voyagent ensemble depuis toujours est brisée à dessein ici.

 

Dans le train pour la gare de Paddington (où les contrôleurs de sont pas des ours à bonnets rouges et c’est très décevant), elle voit la dame dans les rues, les champs, etc. Montrant que la dame ne se déplace pas puisque c’est impossible, mais qu’elle « apparait » sans apparaître, toujours à distance. Chez elle, Cherry dit à Ruby que le Docteur est « no good with his box of magic tricks », filant encore la notion de magie de cette saison. Elle dit même que le Docteur est comme n’importe quel homme avec ses secrets. Là c’est une vision très personnelle de RTD parce qu’au fond, le Docteur n’est pas toujours un homme mais pour lui, c’est vraiment ça qu’il représente. On dirait vraiment que RTD est déçu par le Docteur, mais c’est une hypothèse totalement invérifiable et probablement erronée. Ruby est à nouveau filmée à travers une fenêtre, toujours isolée par quelque chose d’invisible par la mise en scène. Carla décide d’aller voir la dame avec son téléphone pour que Ruby puisse l’entendre. A ce moment, Mrs Flood, la voisine, commente la situation « nothing to do with me » indiquant qu’il y a des choses dont elle est responsable. C’est ténu, mais c’est présent.

 

Ruby demande alors à sa mère à quoi ressemble la dame et elle répond « she looks like what she looks like », puis elle part en courant. Et là, le choix de plan, de focal et de musique est super flippant : le gros plan sur Carla, la vitre de taxi qui isole Ruby de sa mère, la puissance des effets sonores. Ruby rentre, essaie de l’appeler, le lendemain idem… Ruby finit par ne pas pouvoir rentrer chez elle parce que sa mère est revenue et a changé les serrures. Là encore, Ruby reste au même endroit et le jour passe à la nuit. Carla dit le pire pour Ruby “even your own mother didn’t want you” et là, Ruby est filmée derrière le velux alors que la pluie tombe. Le Docteur n’est pas là pour régler les émotions les plus dures et les plus graves. Le Docteur « n’existe pas ».

 

L’épisode joue alors une ellipse pour qu’on retrouve Ruby à la terrasse d’un café, retrouvant Kate Lethbridge Stewart de UNIT. Elle précise, comme on le sait déjà, qu’elle aide les anciens companions du Docteur à trouver du travail. On dirait presque là que le Docteur est présenté comme une personne horriblement toxique qui te jette après t’avoir côtoyé et que la série en prend vraiment compte. Kate présente UNIT disant qu’ils enquêtent sur ce qui est alien, mais de plus en plus sur le surnaturel : annonce excellente !! Elle explique alors que la dame qui « suit » Ruby a une sorte de filtre de perception comme le TARDIS et Ruby a mesuré, elle se trouve à une distance constante de 73 yards. Et elle n’ose pas prendre l’avion ou le bateau de peur de mourir si elle brise le lien (au fond, Ruby a bien compris que cette dame est importante pour elle et sa vie). On apprend que même en photo on ne peut pas voir la dame, elle reste floue. Des agents de UNIT se lance donc vers la dame avec des armes à feu, ils ne doivent en aucun cas lui parler sur demande de Kate mais il se retournent quand-même et partent. Même Kate, avec son écouteur à l’oreille, s’en va. Ruby casse un verre, crie sur une serveuse eeeeet CUT Ruby, cheveux longs, à 25 ans, vit seule.

 

Elle a un copain mais sa vie stagne. A 30 ans, par la fenêtre de son appart, on voit qu’elle s’éloigne d’un autre copain. A 40 ans, pareil. Au fond, son histoire avec le Docteur lui a laissé une image fixe en elle qui la parasite totalement. L’épisode ne dit pas que c’est la faute du Docteur mais le sous-texte pourrait bien le dire. C’est là que Ruby voit Mad Jack à la télé dans un bar. Elle envoie balader un gars parce qu’elle a compris qu’elle doit sauver le monde de la crise nucléaire dont a parlé le Docteur au début. Elle s’est habituée à la présence de la dame et rejoint la campagne politique de Mad Jack. On la voit alors dans les coulisses d’une interview de ce dernier qui parle comme n’importe quel populiste, ne répond pas aux questions et veut défendre le pays de Galles avec des missiles nucléaires, évoquant même sa capacité à carrément les lancer. Quand il est proche de Ruby, tant qu’elle ne le regarde pas, il reste flou, mais la regarde. Il s’approche d’elle et lui demande qui est la femme mal à l’aise au fond de la pièce. Il se moque du fait que cette dernière porte un prénom de garçon (Marty) et va lui serrer la main. On voit ensuite qu’il a été élu premier ministre. Là c’est une évidence parce qu’on sait aujourd’hui que c’est possible mais il y a 20 ans, cette transition aurait paru invraisemblable. C’est donc fort de l’épisode de l’avoir fait de cette manière. C’est glaçant parce qu’on sait.

 

Dans les locaux du parti d’extrême droite, Ruby voit la femme qui va mal et elle lui dit que cet homme est un monstre (eh oui, c’est fou). On retrouve ensuite Ruby sur un terrain de foot avec un groupe de personnes. On leur interdit de marcher sur la pelouse (la dame que voit Ruby est dans les gradins). Evidemment, Mad Jack a choisi un terrain de foot pour son discours inaugurateur parce qu’il « parle au peuple ». Il est d’ailleurs sur une estrade et un homme précise qu’il est vraiment trop cool « parce qu’il dit bonjour à tout le monde » (eh bah…standards vraiment bas…). C’est une remarque très juste ceci-dit, parce que les gens s’arrêtent pour beaucoup à ce genre de façade. Et juste après, l’organisateur fervent partisan précise à Marty (la femme dont Mad Jack a abusé) qu’elle a été invitée à la soirée. Comme Ruby on sent que tout commence à prendre forme. « They say Saturday is when control transfers » : Mad Jack va déclarer l’indépendance du Pays de Galles face à l’OTAN et obtenir les codes nucléaires, voire carrément lancer une bombe. On est quand-même très loin de considérations de fiction à la Doctor Who habituelles. Ruby part alors sur la pelouse alors que l’organisateur lui demande un café (eh oui, la déconnexion est totale). Elle marche sans s’arrêter malgré les demandes répétées : ils semblent vraiment avoir peur d’une femme qui marche (ce qui est très juste symboliquement)… La musique s’élève, Ruby sort son téléphone pour vérifier la distance et atteint 73 yards par rapport à Mad Jack. La vieille dame parle à Mad Jack, il lâche tout et part en courant. Marty et Ruby rient. Mad Jack démissionne et dit seulement « ask her ». L’acteur est particulièrement bien casté d’ailleurs.

 

Comme on est dans un monde de fiction quand-même feel good, la nouvelle première ministre promet d’être plus cool. Ruby, chez elle, parle à la dame dehors et lui demande de partir. Et là, une ellipse nous amène quarante ans plus tard. Ruby, très vieille, sort d’une voiture sur la falaise pour retrouver le TARDIS. La vieille dame est toujours là. Les gens posent des fleurs au TARDIS sans savoir pourquoi, la musique est apaisée. Le TARDIS a presque pris racine. Au fond, ça me donne l’impression que le TARDIS représente vraiment l’espoir des gens d’une vie plus belle, comme n’importe quel artefact soi-disant magique, comme les cercles de fées ou l’ésotérisme qui revient souvent en force quand le monde se fascise. C’est le besoin d’histoires. Ruby n’a jamais trouvé sa mère biologique, Carla ne lui a jamais donné de nouvelles, il n’a jamais neigé à nouveau. La vieille dame est là parce que Ruby avait de l’espoir et a osé espérer. Ellipse à nouveau pour la retrouver dans un ehpad : Ruby dort, il y a des murmures, elle allume la lumière et là, vision très folk horror, très elevated horror (si le terme veut dire quelque chose). La vieille dame, de dos, est proche. Elle se rapproche. Un bruit de cœur qui bat. La séquence est magistrale. La dame se retourne, Ruby tend les bras et elle se retrouve à la place de la vieille dame au tout début de l’épisode, en train de regarder elle jeune et le Docteur sortir du TARDIS. On revoit la même scène sauf que Ruby voit la dame tout de suite et cette dernière murmure « don’t step ». La femme disparait. Le Docteur n’a pas l’air de croire Ruby (ce qui est vraiment étrange venant du Docteur, mais logique si on considère qu’il ne vit tout simplement pas dans la réalité contrairement à la vieille dame). Ruby répète « don’t step » au Docteur qui ne brise donc pas le cercle de fées. Elle ne se souvient pas la troisième fois où elle est allée au Pays de Galles, normal. Donc tout ça s’est passé dans un univers alternatif.

 

Au final, on peut voir vraiment ici très clairement la différence fondamentale d’approche de RTD par rapport au Docteur. Dans RTD1, il devient une sorte de figure christique pleine d’émotions très humaines dont on prophétise l’existence et le retour depuis lest confins de la galaxie. Dans l’ère Moffat, il devient l’ami imaginaire des contes d’enfant. A l’ère Chibnall, elle est cette voyageuse scientifique fou, enthousiaste et seulement de passage. Mais dans RTD2, il devient le réceptacle du besoin de s’illusionner de l’être humain face à l’état du monde catastrophique qui terrifie clairement RTD, comme une bonne partie de la population. L’état du monde fait que le Docteur, pour RTD, ne peut plus être présent parce qu’il n’a pas de prise sur ce qu’il se passe. Rien que le premier épisode nous dit bien que le hasard ne fait pas bien les choses, il est même dangereux et une sorte d’arme pour les gobelins : le destin n’est pas quelque chose qu’on peut juste laisser agir en se disant que ça va se résoudre tout seul. L’épisode quatre s’inscrit dans une suite vraiment très logique thématiquement parlant, habité par un vrai sentiment d’angoisse concernant l’impossibilité d’avoir un héros dans le monde actuel.

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