3 Mai 2023
Quand le 13e Docteur s’est régénérée à la fin de Power of the Doctor et que tout le monde a été surpris de découvrir un visage déjà connu, les théories sont allées bon train. La mienne, et celle qui été une lueur d’espoir dans mon cœur de fan, était que quitte à aller dans cette direction, autant faire du 60e anniversaire une célébration des différents interprètes du Docteur. Ça n’a pas été le cas et ce n’est pas si grave. Mais j’espérais sincèrement la chose suivante : que la régénération du Docteur, cette fois-ci, soit « cassée », que ces visages reviennent de façon aléatoire, sans qu’il ne le contrôle et que l’arrivée de Ncuti Gatwa soit la marque d’un rééquilibre de ses régénérations. Eh bien heureusement, Big Finish était là !
Parce que c’est globalement la proposition de Once and Future, le 60e anniversaire de Doctor Who chez Big Finish. Rien que les cover sont magnifiques, notamment les cover en version limitée. On retrouve donc le Docteur et ses plusieurs voix qui s’alternent après une bataille. Il ne sait pas exactement ce qui lui arrive, si ce n’est qu’il s’est fait frapper par une arme de « dégénération » qui fait vriller ses différents visages. Il a vaguement l’impression que le Moine est responsable, ou lié et, il se stabilise en 4e Docteur.
Ce dernier arrive donc sur Terre pour courser le Moine qui a kidnappé Sarah Jane Smith (brillamment interprétée par Sadie Miller) pour aller dérober quelque chose chez Unit à une époque moderne où s’y trouvent Kate Lethbridge Stewart et Osgood. Quelle joie que ce premier épisode qui réunit de nombreuses voix sans jamais perdre de vue l’aspect action et loufoque de la situation. C’est traité avec sérieux de bout en bout et le côté méta n’est pas non plus trop lourd à comprendre. Evidemment, il faut connaître un peu les classics pour l’apprécier pleinement, mais comme il y a des personnages de la série de 2005, ça reste plutôt facile d’accès.
Malgré une écoute plutôt agréable, je reste un peu sur ma faim dans plusieurs domaines. Le premier, c’est Tom Baker. De base je ne suis pas toujours fan de son Docteur, mais quand bien même, je lui trouve une énergie assez dingue et difficile à égaler. Il a une présence indéniable…qui n’est pas présente ici. Je le trouve bien en dessous de ce dont on le sait capable. Ensuite, Sadie Miller en Sarah Jane et Rufus Hound en Moine sont si fantastiques qu’ils semblent un peu sous-employés. Mais d’une certaine manière j’ai l’impression que c’est le cas de tous les personnages et mon bilan est que la durée est peut-être un peu courte pour vraiment prendre le temps de faire exister tout le monde. Même les antagonistes n’ont pas vraiment le temps nécessaire pour être grandioses, alors qu’ils pourraient sûrement l’être tant ils sont grandiloquents en théorie !
C’est néanmoins un chouette début avec un cliffhanger qui donne terriblement envie de connaître la suite. L’aspect « petite histoire bouclée » avant une autre « petite histoire bouclée » pourrait être décevante pour certain.es, mais me concernant, c’est exactement ce dont j’ai envie dans ce genre d’anniversaire. Plutôt qu’un gloubi-boulga trop référencé, des aventures fun qui donnent de la place aux différents Docteurs, c’est plutôt génial !
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