Scream of the Shalka

Publié le 25 avril 2026 à 10:37

13 Novembre 2003

Depuis probablement quinze ans maintenant, Scream of the Shalka était une sorte de chimère dans mon esprit. J’en avais vu des images inanimées, je connaissais vaguement le concept de ce neuvième Docteur qui avait été décanonisé après l’arrivée d’Eccleston et pourtant, malgré ma curiosité rampante, je ne l’avais jamais regardé. Aujourd’hui, c’est désormais chose faite : je connais le Docteur « Shalka », ou, quand il est parvenu sur les écrans en 2003, le Neuvième Docteur. Et quelle magnifique découverte !

 

On découvre un Docteur vraiment très original, qui emprunte des choses au passé de la série mais qui propose déjà beaucoup de traits de caractères et d’inventivité qui feront la gloire du revival à peine quelques années plus tard.

Ce Docteur voit donc le jour dans une mini-série animée où il se retrouve face à des aliens du nom de « Shalka ». Ces derniers veulent plus ou moins envahir la Terre parce que ce sont des êtres de lave et qu’ils ont la capacité d’envahir plusieurs planètes pour le kiff. En gros hein. Et le Docteur rencontre une certaine Alison, barmaid de son emploi, qui n’est pas flippée à l’idée de se battre contre des aliens. Le duo est installé rapidement et on obtient donc un proto-Neuvième Docteur et une proto-Rose/Martha/Donna. Leur alchimie est vraiment fantastique alors que le Docteur ressemble à un méchant de l’époque victorienne et qu’Alison est vraiment très années 2000 jusqu’au bout de la veste en cuir.

 

Ce qui frappe avec les antagonistes de cette mini-série c’est qu’ils ont beau être bien plus vieux que les Corakinus et autres petites frappes magmateuses de la série Class des années plus tard, ils sont vraiment flippants et ont un design super classe. Cette mini-série réussit vraiment pas mal de choses qui ne seront pas toujours abouties par la suite. Un des petits reproches que je pourrais avoir, c’est qu’il y a l’ajout d’un personnage dans le TARDIS qui en soi n’est pas une mauvaise idée du tout, mais qui peut perdre un peu les néophytes pour un épisode qui se voulait une manière de relancer la série près de quinze ans plus tard.

 

En revanche, l’histoire est vraiment ciselée, bien écrite et laisse la place au Docteur de briller. Il peut vraiment montrer ce dont il est capable, les différentes facettes de sa personnalité. Il préfigure vraiment ce que la série deviendra par la suite parce qu’il est beaucoup plus libéré des contraintes de personnalité que les derniers Docteurs de la série classique pouvaient encore ressentir. C’est donc une réussite en ce qui me concerne. Parce qu’au-delà d’un bon scénario (malgré quelques moments un peu wtf), de chouettes personnages et d’une mise en scène efficace et enlevée, l’animation a beau avoir un aspect statique par manque de budget, on ne peut pas dire qu’elle est moche parce qu’elle essaie beaucoup de choses et tente tout plein d’astuces visuelles vraiment originales.

 

On remarque que pour ce 30e anniversaire non officielle, David Tennant joue un petit rôle dans la mini-série et qu’il est donc déjà présent dans le Whoniverse (après sa première apparition dans un audio du Septième Docteur, Colditz, où il offre déjà une belle performance.

 

Etant vraiment très intrigué·e par ce Docteur que je trouvais fascinant, j’ai appris qu’il existait une histoire courte dans laquelle il est également mis en scène. Vous pouvez donc retrouver mon avis sur le moins connu : The Feast of the Stone…

Ajouter un commentaire

Commentaires

Il n'y a pas encore de commentaire.

Créez votre propre site internet avec Webador