Most Wanted – 29 Janvier 2025 – Fast Times & The Legend of Baba Yaga & The Dimension of Lost Times

Publié le 11 avril 2026 à 10:49

Fast Times

 

Enfin ! Mon premier audio de la Fugitive Doctor ! Et dire que quelques jours après mon passage à Londres au Who Shop, l’actrice venait y signer des autographes. Tristesse. Chagrin. Peut-être un jour. Je peux donc dire dans cette critique tout l’amour que j’ai pour le concept de la Fugitive Doctor. J’adore l’épisode Fugitive of the Judoon parce que la révélation est tellement cool : c’est original et ça l’aurait été d’autant plus si on avait revu vraiment la Fugitive Doctor… Mais bon… C’est pour ça que j’aime le concept et moins le rendu.

 

Après, on se heurte dans ce premier audio à une problématique inhérente au personnage. Elle n’est pas le Docteur qu’on connait et donc ses aventures ne sont pas celles qu’on peut attendre. Or j’aime Doctor Who pour ce que le Docteur représente. L’entendre ici prendre des armes, être violente, être dure avec des gens qu’elle refuse d’aider en premier réflexe, ça la rend hyper intéressante et en même temps j’ai du mal à accrocher pour l’instant.

L’actrice est superbe dedans, elle trouve petit à petit son personnage et on sent que l’écriture veut lui donner quelques gimmicks, des dialogues répétés, tout ce qui peut la rendre originale. Ça marche un peu comme dans une première saison d’un nouveau Docteur et comme là, je reste encore sur ma faim parce que j’attends de voir ce que ça donne.

 

Cet audio est en tout cas une belle première approche qui pose pas mal de bases. Heureusement, ce qui m’a permis d’aller jusqu’au bout est le troisième acte qui se permet d’être le plus cool possible et ambitieux, sans chercher à révolutionner le genre. Bon, la Fugitive est malgré tout un peu violente à mon goût dans ses décisions, mais c’est le personnage, c’est logique. Je repense alors au comics que j’ai lu avec elle et je me dis que c’est le même syndrome : elle doit être différente, mais elle doit quand même être le Docteur. Je préférerais presque qu’elle soit opposée au Docteur, vraiment très très différente.

 

J’attends avec plaisir le deuxième épisode parce que je sens que l’écriture est plutôt bonne. J’aurais presque préféré que ça dure plus longtemps pour que les choses puissent s’installer. Les personnages secondaires sont assez intéressants et bien incarnés. Alice Krige n’est pas vraiment mémorable pour l’instant, même si j’apprécie son personnage. C’est pourtant une actrice que je trouve vraiment très stylée donc j’ai hâte de la suite. Come on, old thing, let’s go !

 

The Legend of Baba Yaga

 

Folklorique ! C’est le cas de le dire avec cet épisode qui se tient tout seul sur ses pattes de poulet géantes comme la maison bizarre de Baba Yaga. Un vrai bonheur que d’écouter cette aventure de la Fugitive Doctor dans laquelle elle se développe un peu plus, prend petit à petit sa place et le tout dans une histoire plutôt sympathique à suivre.

 

Ici il est question de la légende du folklore slave, Baba Yaga, qui vit reculée dans la forêt. L’ambiance sonore est absolument géniale, très glauque, parfaitement mise en scène pour que l’on puisse bien se fondre dans le genre du conte tout en étant toujours dans Doctor Who. D’ailleurs, on retrouve assez bien ici la Docteur et c’est plutôt plaisant. Elle a une sorte de companion du jour, Vassilissa, qui appartient à la légende d’origine et cela permet de l’entendre interagir avec un personnage original qui est une vraie porte d’entrée pour les auditeurs et auditrices dans cette ère de la Fugitive Doctor.

 

Ce qui est très appréciable, c’est qu’on sent une volonté de s’ancrer dans un style de Doctor Who très années 2000 et qu’en même temps, il y a un côté sombre qui se prête très bien à l’ère de la Treizième Docteur dans laquelle la Fugitive a fait sa première apparition.

 

Le final possède une sorte de twist qui est un peu attendu depuis le début, mais ce n’est pas totalement à son désavantage. Il est évident que les scénaristes le savaient et déjouent un peu la chose en exploitant le concept de ce twist pour finalement raconter autre chose. C’est une approche de la figure de la sorcière qui est intéressante et qui fait écho à la réinterprétation qu’on peut en avoir depuis quelques années. Sans rien spoiler, j’ai trouvé ça tout à fait appréciable d’explorer le mythe de Baba Yaga pour en faire une représentation de femme, le tout par le prisme de Doctor Who qui offre un point de vue original sur la question. C’est ce que j’aime le plus dans Doctor Who finalement. Little hut, little hut…

 

The Dimension of Lost Things

 

Mallory ! Monter l’Everest, ça a l’air pénible et ça a l’air très dangereux. Raconter les aventures de la Fugitive Doctor, pour un scénariste, ça doit sûrement être un peu pareil. C’est vraiment un casse-tête ! Eh bien je dois tirer mon chapeau à la scénariste de cet épisode parce que c’est pour moi une immense réussite.

 

Autant j’ai aimé l’épisode précédent sur Baba Yaga, autant celui-là tente des choses encore plus compliqués et s’en sort avec les félicitations du jury. Il y a beaucoup de choses que j’aimerais pouvoir dire pour parler de l’épisode, mais je ne veux rien spoiler donc je ne dirai rien. Mais accrochez-vous, parce que c’est un sacré ride.

 

Les personnages secondaires sont superbement écrits et hyper chouettes à suivre. Les effets sonores des lieux et des concepts sont formidables et on dirait un mélange de film d’aventure, des moments les plus sombres d’A la croise des mondes (immense fan de cette saga) et d’un Doctor Who des années 60.

 

La Fugitive Doctor prend encore plus d’ampleur dans cette aventure et je me suis surpris·e à vouloir en savoir encore plus. Quelques petites idées lancées ici et là au cours des trois épisodes de Most Wanted permettent d’apporter un début d’explication quant à son existence pré-Hartnell, mais avec un Tardis en forme de Police Box par instants. Et c’est plutôt hyper malin. J’aime l’idée que la Fugitive pourrait vraiment représenter le fait que le Docteur ne vit pas sa vie dans l’ordre, ce qui est aussi quelque chose que mentionne au passage le Quinzième Docteur dans Devil’s Chord.

 

Ici, ma seule déception reste Cosmogon, interprétée par Alice Krige, que je ne trouve à aucun moment mémorable. Le personnage est intéressant et pourrait vraiment donner beaucoup plus et c’est dommage. Malgré cela, le reste est tellement sympathique et tellement fun à écouter que j’ai vraiment hâte de la suite des aventures de cette Docteur un peu mystérieuse et qu’on arrive de mieux en mieux à cerner. I see you but I do not fear you !

Ajouter un commentaire

Commentaires

Il n'y a pas encore de commentaire.

Créez votre propre site internet avec Webador