C’est parti pour la saison 4 des aventures du Neuvième Docteur qui m’a beaucoup manqué. Je dis qu’il m’a manqué parce que j’ai commencé ses aventures audios avec cet épisode avant de rattraper le reste et à l’heure où j’écris cette critique, je n’ai pas encore rattrapé ce qu’il y a eu avant, mais j’ai hâte. J’ai hâte parce que cet épisode, qui marque le retour de Rose avec le Neuvième Docteur, m’a totalement convaincu.
Cet épisode répond à la question : faire pousser une plante dans sa douche, bonne idée ? La réponse est non parce que ça peut ouvrir un monde parallèle qui a sûrement des qualités visuelles instagrammables, mais qui a aussi la capacité de dézinguer ta vie. Sans spoiler, comme d’habitude, le bilan que je fais de cet épisode est le suivant : les aventures du Neuvième Docteur avec Rose ont un cachet très particulier, très proche des gens qu’ils rencontrent, et ça fait du bien de le retrouver.
Parce que c’est ce qui est le plus réussi dans cet épisode : les relations entre les personnages et la manière de croquer à la perfection ces personnes qui vivent au Powell Estate au début des années 2000. Tout semble vrai et on achète totalement ce nouveau personnage et les souvenirs qu’il a avec Rose durant son enfance. Rose a partagé toute une vie avec des gens autour d’elle et on le ressentait dans la première saison de 2005. C’est probablement ce qui manque aux companions au fur et à mesure qu’on avance dans la série, ce sentiment d’appartenance à un groupe social.
Ici on retrouve totalement ça et la personne qui a écrit cet épisode et celles et ceux qui l’ont mis en scène l’ont totalement en tête. S’y ajoute également un vrai discours sur la santé mentale qui n’est pas du tout prise de haut ou jugée durement. Au contraire, elle est écoutée, entendue, et magnifiée. Qui plus est, utiliser la science-fiction est très à propos et encore plus cette science-fiction-là.
Parce que c’est aussi un point fort de cet épisode : on y retrouve une science-fiction dont le concept fait penser à du Doctor Who des années 1970, mais dans une ambiance plus ancrée socialement. On peut assez facilement imaginer que des saisons télévisées des suites des aventures du Neuvième Docteur et Rose auraient pu exploiter cette ambiance-là.
Je n’ai pas parlé des acteurs qui sont tous au top : on dirait qu’on ne les a jamais quittés et qu’ils jouent leur rôle ensemble avec la même alchimie qu’il y a vingt ans, ce qui est vraiment impressionnant. Il n’y a pas de volonté de faire comme si c’était totalement incroyable de les retrouver, il n’y a pas de fan-service. On est simplement de nouveau dans cette saison 1 mais avec plus de profondeur et une obscurité grandissante. Hâte de la suite.
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